Qui dit tradition, dit continuité (FS)

Qui dit tradition, dit continuité : dans cette continuité il y a quelque chose d’absolu, comme dans la tradition elle-même. Pour saisir le caractère d’une tradition, point n’est besoin de rechercher des critères inaccessibles ou incontrôlables; les éléments essentiels – les constantes – de la tradition suffisent1. Pour comprendre tel symbole, il suffit d’en considérer la nature ou la forme, puis sa définition doctrinale, donc traditionnelle, et enfin les réalités métaphysiques et spirituelles dont le symbole est l’expression. (Frithjof Schuon, Perspectives spirituelles et faits humains PSFH)


  1. Quand Voltaire dit : « Nous nous garderons bien de vouloir percer l’obscurité impénétrable qui couvre le berceau de l’Eglise naissante » (Essai sur les moeurs et l’esprit des nations), il ne veut pas se rendre compte, premièrement, que la même remarque pourrait être faite à égard de tout événement Historique, – tout passé relativement lointain présentant inévitablement des aspects d’obscurité, – et deuxièmement, que l’Eglise transmet, par définition puisqu’elle est une tradition, toutes les clartés qu’exige son caractère traditionnel. N’est « obscur », dans un tel cadre, que ce qui n’a pas besoin d’être clair.